Jean-Louis Fournier, Le cv de Dieu ou comment j’ai trouvé la foi


Jean-Louis Fournier, Le CV de Dieu

Croyez-moi ou pas, mais j’ai rencontré Dieu. J’ai entendu sa voix, là, dans mes oreilles, il me parlait à travers mes écouteurs Sony. Il cherchait du travail, et moi aussi. J’ai découvert les joies du podcast alors que je passais 8h par jour à entrer des données bien ennuyeuses dans un open-space… bien ennuyeux. Pour me tenir compagnie j’avais tout un stock d’émissions de radio enregistrées à des milliers de kilomètres d’ici. C’est en écoutant Drôles d’histoires, une émission suisse qui fait la lecture d’extraits de livres ou de textes ô combien variés, que j’ai vu la lumière. Oui Dieu m’a fait sourire et m’a donné envie de lire l’œuvre de sa vie. La Bible ? Non, non. Existe-t-il meilleur résumé de sa vie que son CV ?

Le CV de Dieu, Jean-Louis Fournier

Quatrième de couverture

Le ciel était fini, la Terre était finie, les animaux étaient finis, l’homme était fini. Dieu pensa qu’il était fini, lui aussi, et sombra dans une profonde mélancolie. Il ne savait à quoi se mettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le cœur n’y était plus. Il n’avait plus confiance en lui, il avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu. Il lui fallait d’urgence de l’activité, de nouveaux projets, des gros chantiers, il décida alors de chercher du travail et comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitae…

Jean-Louis Fournier ici se demande « Et si ? ». Et si Dieu était quelqu’un comme les autres, quelqu’un qui devrait présenter ses réalisations, justifier ses choix ou dire ce qu’il pense de lui et des autres ? On sourit beaucoup devant ce livre, c’est drôle, c’est critique et c’est burlesque. J’aime. 

« Revenons-en au commencement, dit le directeur. C’est vous qui avez peuplé le ciel et la Terre ? Comment ?
– J’ai fabriqué une petite série d’êtres vivants et je les ai jetés en l’air, comme on jette du sable pour connaitre la direction du vent. Ceux qui ne sont pas retombés, je les ai appelés oiseaux ; ceux qui sont retombés dans l’eau et ne se sont pas noyés, poissons ; et ceux qui sont retombés sur la terre à quatre pattes, vaches… Il n’y en a qu’un qui est retombé sur ses deux pieds…
Dieu s’est arrêté, il semble ému.
– Il a commencé à se plaindre… et à m’engueuler…
Dieu essuie furtivement une larme.
– C’était l’homme. »

« Pourquoi, souvent, ce qui est bon est enfermé dans une coquille ou une carapace difficile à ouvrir ? Là c’est le consommateur qui parle.
– Ne comptez pas sur moi pour mettre les huîtres en berlingots et une fermeture Eclair sur la queue des homards, ma devise c’est : Ad astra per aspera…
– Qu’est-ce que ça veut dire ?
– C’est du latin. Ca veut dire : « Plus t’en chies, plus t’es heureux après. »
– Et c’est vrai ?
– On ne peut pas mentir en latin. »

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  • Anne-Lise Burel

    Ton résumé donne vraiment envie de le lire ! Objectif réussi 😉