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Poppy Z. Brite, Contes de la fée verte


Poppy Z. Brite, Contes de la fée verte

Je suis d’avis que les recueils de nouvelles peuvent être un bon moyen de découvrir de nouveaux auteurs. Le format permet une succession de formats courts, offrant une variété de genres où l’auteur peut montrer tout ce qu’il a dans le ventre. Alors ouvrons le bide de Poppy Z. Brite et jouons avec ses tripes.

Au dos du livre on peut lire « un des chefs de file de la littérature underground et gothique ». Ça annonce la couleur. Noire. Composé de 12 nouvelles, ce recueil suinte la Louisiane, le bayou et la nuit. La nuit, où plein de petites bêtes rampent. Des bêtes comme on en fait à la pelle dans la littérature populaire : vampires, zombies, anges, fantômes et ados. Car voici l’un des défauts de ce paysage gothique : la sur-présence d’ados ou de (très) jeunes adultes, comme pour décrédibiliser ce mouvement et le réduire à la révolte et au goût du macabre soi-disant représentatifs de ces êtres pubères. Et pour continuer sur la lancée destructrice, si Poppy Z. Brite sait créer une ambiance gothique et même une poésie gothique elle force trop souvent le trait. Les « il se soulignait les yeux de khôl », « la frange de ses cheveux noirs lui dissimulait le front et les yeux » et autres « des linceuls de dentelle noire décoraient les murs de son appartement » sont répétés quasiment mots pour mots d’une nouvelle à l’autre. Superflu. Cliché.

 

Contes de la fée verte, Poppy Z. Brite

Quatrième de couverture

Que se passe-t-il lorsque deux frères siamois séparés à la naissance n’ont qu’un seul souhait : redevenir un ? Quand chaque apparition d’un chanteur de rock s’accompagne d’un drame ? Quand un entrepreneur de pompes funèbres du quartier de Chinatown vous charge de surveiller un cadavre ? Et quand vous vous perdez dans Calcutta livrée aux morts-vivants ?
Tout le talent de Poppy Z. Brite se dévoile dans ces douze nouvelles à l’odeur de souffre et au goût d’absinthe.

Concernant le fond, je ne sais pas quoi en penser. C’est comme si l’histoire racontée était simple, limite creuse, mais bien emballée. Comme une absinthe éventée présentée dans un calice attirant. Certaines nouvelles cependant se démarqueront de par leur contenu réaliste et non-fantastique, peut-être pour nous montrer que les êtres fantasmogoriques de l’imaginaire ne sont rien à côté de la réalité du deuil.

À décharge, le format du recueil n’est peut-être pas un si bon outil de découverte finalement, puisqu’il peut souligner les similitudes d’un récit à l’autre. Un bon moyen de mettre le pied à l’étrier et d’aller découvrir une oeuvre entière ensuite.

Cette rue est à Calcutta ce que Bourbon Street est à la Nouvelle-Orléans, mais on n’y trouve pas une atmosphère de carnaval et personne n’y porte de masque, car le déguisement est inutile là où la honte n’a pas droit de cité.

Pour lire la suite

Folio SF

Babelio

 

 

Une chronique écrite en buvant une tasse de Jardin bleu et en écoutant Year of No Light – Ausserwelt

 

Lire sous la contrainte

J’ai ouvert ce recueil pour participer au challenge Lire sous la contrainte avec le thème « Couleur » proposé par D’un livre à l’autre. Ce challenge impose une contrainte sur la syntaxe du titre mais pas sur le sujet et le contenu. Et ça c’est cool. 

Quelques suggestions dans ma PAL(ette) :
L.A. Noir
– Retour à White Chapel – La véritable histoire de Jack l’éventreur

Quelques suggestions sur le blog
Mille femmes blanches

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