Bilan des lectures de 2012


Bilan lecture pour l'année 2012

Arrivés en bas de la page 2012, on saute la reliure et on s'attaque à la page 2013. Voici la liste des lectures de 2012 qui ont noirci cette page cornée.

 

7 psychopathes – Fabien Vehlmann et Sean Phillips, Delcourt

90 livres cultes à l'usage des personnes pressées – Henrik Lange, Editions Ça et Là.

A comme Alibi – Sue Grafton, Pocket

Alibi 7 et 8 (Magbook), Editions Ayoba 

Attention Dieu méchant – Shalom Auslander, 10/18

S'installant devant son iMac couleur mandarine, l'ayatollah Khalenei a imprimé une copie de son fichier "Fatwa.doc" et s'est hâté de remplir les blancs.

– Nous ont est schulziens ou citrouillants ? demande Sally.

– On est schulziens, répond Charlie Brown. Les schulziens croient en un Créateur qui nous écrit et nous dessine chaque jour. Tandis que les citrouillants comme Linus et Lucy croient en la Citrouille géante qui vole dans les airs et récompense ses fidèles à Halloween. Mais en fin de compte la foi devrait rester un choix personnel.

– Des deux qui c'est qui a le plus de vacances ? demande Sally.

Au pays de Dieu – Douglas Kennedy, Pocket

On a maintes fois expliqué la prédisposition des Etats du Sud au fondamentalisme chrétien par leur défaite au cours de la Guerre Civile : une collectivité ruinée et humiliée cherchant consolation en un Dieu colérique, omnipotent, capable non seulement d'accomplir des miracles mais aussi de "casser la gueule" à Ses ennemis. Puisque la confédération avait échoué dans son entreprise terrestre, les héritiers de ce rêve brisé pouvaient au moins se dire qu'ils obtiendraient finalement leur part dans le royaume du Tout-Puissant.

La bête humaine – Zola, Folio

La case de l'oncle Tom – Harriet Beecher Stowe, Le Livre de Poche

Catéchisme libertin à l'usage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se destinent à embrasser cette profession – Théroigne de Méricourt. Gratuit au format Kindle

Une putain doit-elle procurer autant de plaisir à un fouteur de vingt-quatre sous, qu'à celui qui la paie généreusement? Réponse. Il est certain que la putain devant vivre de son métier, et le foutre n'étant pas une substance qui puisse servir d'aliment, elle doit agir avec ce fouteur comme avec le père Zorobabel, et lui dire; NESCIO VOS… «Je vis du con comme vous de l'autel.»

Le combat ordinaire – Manu Larcenet, Dargaud

Les combustibles – Amélie Nothomb, Le Livre de Poche

Comment domestiquer son maître quand on est un chat – Monique Neubourg, Hugo&Cie

Confession d'une taupe à Pôle Emploi – Gaël Guiselin, Calmann Lévy

Cul-de-sac – Douglas Kennedy, Folio Policier

Cyanure – Camilla Läckberg, Actes Sud

Danse avec les clous ou la saga mouvementée de NIN – Marie Lecocq et Jean-Paul Coillard

Des cliques et des cloaques – Jim Thompson, Folio Policier

Dix petits indiens – Sherman Alexie, 10/18

Corliss n'ignorait pas combien les Indiens étaient obsédés par l'authenticité. Colonisés, exterminés, exilés, les Indiens avaient forgé leur identité en interrogeant l'identité des autres Indiens. Remplis de haine de soi et de doutes, ils avaient fait de leurs tribus des sectes nationalistes. Mais peut-on nous reprocher notre folie ? se demandait Corliss. Nous sommes des gens exilés par d'autres exilés, par des puritains, des pèlerins, des protestants et tous ces autres cinglés de Blancs jetés hors de cette Europe plus cinglée encore. Nous qui étions jadis indigènes en ce pays, nous devons immigrer dans sa culture.

Dolores Claiborne – Stephen King, Albin Michel

L'effet kiss pas cool – Leslie Plée, Jean-Claude Gawsewitch

L'enfant allemand – Camilla Läckberg, Actes Sud

L'essentiel de la sagesse amérindienne, Presses du Châtelet

Vous me demandez de couper l'herbe, d'en faire du foin, de le vendre pour être aussi riche que les hommes blancs.

Mais comment oserais-je couper les cheveux de ma mère ?

– Indien Nez-Percé

Girlfriend dans le coma – Douglas Coupland, 10/18

Le guide du voyageur intergalactique H2G2 – Douglas Adams, Folio SF

— Bon. Mais écoutez, vous avez trouvé l’avis d’expropriation, non ?

— Oui, reconnut Arthur. Oui, je l’ai trouvé : Il était placardé dans le fond d’un classeur fermé à clé, coincé dans des lavabos désaffectés avec sur la porte la mention : Gare au léopard.

Elles prétendent que l’Ultime Réponse à n’importe quoi est Quarante-deux, comment suis-je censé reconnaître la question correspondante ? Ça pourrait être n’importe quoi. Je veux dire : « combien font six fois sept ? » Zaphod le regarda fixement un bon moment. Puis ses yeux se mirent à luire d’excitation et il s’écria : — Quarante-deux ! Arthur s’essuya les paumes contre le front.

Il a jamais tué personne mon papa – Jean-Louis Fournier, Le Livre de Poche

Les infortunes de la Belle au Bois Dormant – Anne Rice

Je suis rage – Guillermo Alverde, Walrus

Dans ce type de choc frontal, on ne sait jamais vraiment quels sont les dégâts internes. Lui, connaissait les dégâts, les dégâts internes, intimes: il n'aurait plus de pitié, plus aucune compassion. Le pardon serait désormais entièrement rayé de son vocabulaire. Car malgré les décilitres de sang perdus sur le trottoir, malgré les pas hésitants d'Hermann — car il avait failli tomber à plusieurs reprises — malgré son air hagard, perdu, ses yeux révulsés de douleur, personne ne s'était arrêté pour l'aider. Personne ne lui avait demandé s'il avait seulement besoin d'aide. Personne pour le soutenir, pour lui indiquer la direction de la pharmacie, pour l'y emmener. Personne pour le regarder. Personne pour seulement le regarder. Sa haine, auparavant passive, relativement passive, s'était brusquement muée en haine active, en rage noire, en détestation violente de tout ce que l'humanité avait pu chier de ses entrailles.

Jésus m'aime – David Safier, Presses de la cité

Le vrai Jésus n’a sûrement jamais ressemblé à ça, pensai-je en contemplant la reproduction de la Cène accrochée dans le bureau du pasteur. C’était quand même un Juif arabe ! Pourquoi le représente-t-on presque toujours comme s’il avait été l’un des Bee Gees ?

Là-Bas – J. K. Huysmans, Folio

"Maître des Esclandres, Dispensateur des bienfaits du crime, Intendant des somptueux péchés et des grands vices, Satan, c'est toi que nous adorons, Dieu logique, Dieu juste !

Légat suradmirable des fausses transes, tu accueilles la mendicité de nos larmes; tu sauves l'honneur des familles par l'avortement des ventres fécondés dans des oublis de bonnes crises; tu insinues la hâte des fausses couches aux mères et ton obstrétrique épargne les angoisses de la maturité, la douleur des chutes, aux enfants qui meurent avant de naître.

Suzerain des mépris, Comptable des humiliations, Tenancier des vieilles haines, toi seul fertilises le cerveau de l'homme que l'injustice écrase; tu lui souffles les idées des vengeances préparées, des méfaits sûrs; tu l'incites aux meurtres, tu lui donnes l'exubérante joie des représailles acquises, la bonne ivresse des supplices accomplis, des pleurs, dont il est cause !"
 

La ligue des gentlemen extraordinaires – Alan Moore et Kevin O'Neill

Milles femmes blanches – Jim Fergus, Pocket

Franchement, vu la façon dont j'ai été traitée par les gens dits « civilisés », il me tarde finalement d'aller vivre chez les sauvages.

Les miscellanées culinaires de Mr Schott – Ben Schott, Allia

N'espérez pas vous débarrasser des livres – Umberto Eco et Jean-Claude Carrière, Grasset

La plupart des travellings, dans le cinéma occidental, vont de gauche à droite, alors que j’ai souvent vérifié le contraire dans le cinéma iranien, pour ne citer que celui-là. Pourquoi ne pas imaginer que des habitudes de lecture puissent conditionner nos modes de vision ? Les mouvements instinctifs de nos yeux ?

On nous appelait les sauvages – Dominique Rankin et Marie-Josée Tardif, Le Jour

Le Prix Nobel de la paix, le Sud-Africain Mgr Desmond Tutu, a un jour déclaré « Quand les missionnaires sont venus en Afrique, ils avaient la Bible, et nous le territoire. Ils ont dit « Prions » et nous avons fermé les yeux. Lorsque nous les avons rouverts,  nous avions la Bible et eux le territoire ». Étrange comme cette histoire ressemble à la nôtre…

Où on va papa ? – Jean-Louis Fournier, Le Livre de Poche

J’arrête de me plaindre. Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler de vous avec le sourire. Vous m’avez fait rire, et pas toujours involontairement.

Mathieu n’a pas beaucoup de distractions. Il ne regarde pas la télévision, il n’a pas eu besoin d’elle pour être handicapé mental.

Persépolis – Marjanne Satrapi, L'association

La porte des mondes – Robert Silverberg, Pocket

La porte des mondes est la porte au-delà de laquelle se tiennent en réserve tous nos avenirs. Et à chaque avenir possible correspond un monde possible, derrière la porte.

Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde, Le Livre de Poche

Oh je sais bien, tu as l'air intellectuel, et tout cela. Mais la beauté, la vraie beauté, s'achève là où l'air intellectuel commence. L'intellect est en soi une façon d'exagérer et il détruit l'harmonie de n'importe quel visage. Dès qu'on s'assied pour réfléchir on ne devient plus qu'un nez, ou qu'un front, ou quelque chose d'horrible. Regarde les gens qui ont du succès dans toutes les professions savantes : ils sont tous parfaitement hideux ! Sauf bien sûr, dans l'Eglise, mais c'est que, dans l'Eglise, ils ne réfléchissent pas. Un évêque octogénaire continue à répéter ce qu'on lui a appris quand il était un gamin de dix-huit ans, et il s'ensuit naturellement qu'il garde toujours un physique délicieux.

Le pourquoi des choses – Anne Pouget, Le Livre de Poche

Le puzzle de chair – Serge Brussolo, Editions du Masque

La séance – John Harwood, Le Cherche Midi

Les symboles décodés – Tony Allen, Le courrier du livre

Le syndrome du scaphandrier – Serge Brussolo, Folio SF

« C’est vraiment un très gros coup, murmurait Nadia. Tu sais que tout le musée est placé sous la surveillance d’yeux électroniques chargés de déclencher l’alarme dès qu’ils identifient une silhouette en mouvement ? Ils balayent toutes les salles en permanence et sont capables de repérer une souris à trente mètres. » David hocha la tête. Il reconnaissait la tirade, elle sortait tout droit d’un roman policier lu dans son enfance et dont il croyait avoir totalement oublié l’intrigue. Le nom du tableau, cette bataille de Kanstädt qu’il avait évoquée tout à l’heure, provenait du même livre, il était prêt à le parier. […]

« Il faudra engager un spécialiste, dit gravement Nadia. Seul le Pr Zénios pourra neutraliser des yeux électroniques. C’est un hypnotiseur. Lorsqu’il se sera occupé d’elles, les cellules de détection ne verront plus que ce qu’il leur aura ordonné de voir. » David n’avait jamais entendu parler de ce Zénios, il en fut heureux. N’était-ce pas une preuve supplémentaire de l’indépendance du monde d’en bas ?

Thé vert et arsenic – Frédéric Lenormand, Fayard

Le goûteur d’eau fut outré d’apprendre que l’on avait commis un autre assassinat avec du thé. Il savait depuis longtemps que l’on pouvait tuer quelqu’un avec du vin, surtout du mauvais, et même avec de l’eau douce, en y noyant sa victime. Mais il avait cru la pureté de cette infusion bénie des dieux préservée des bas instincts humains. C’était désormais officiel : rien n’était plus sacré.

Totally Killer – Greg Olear, Gallmeister

Les versets sataniques – Salman Rushdie, Pocket

Wilt 1 – Tom Sharpe, 10/18

Zombi – Joyce Carol Oates, Stock